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Ce spectacle parle des ces choses que nous prévoyons, de ces rêves que nous projetons, de ces projets de vie qui doivent nous faire avancer, et, qui pour une raison ou une autre avortent. Dans ce cas là, il faut trouver des parades pour continuer.

Coûte, que coûte, il faut continuer.

Un couple,

ces deux là,

qui accueille le public pour le spectacle qu'ils ont monté. Ce sont deux amateurs, pas spécialement acteurs, mais pour l'occasion ils le sont. Et par la force des choses, ils le sont devenu. Avec leur voisin musicien.

Ils nous présentent leur spectacle: « Première Neige » de Maupassant. Ils ont monté Première Neige de Maupassant. Avec les moyens du bord, les choses et les bouts de trucs qui leur tombaient sous la main. Ils ont fait un son et lumière sur leur table de cuisine.

Ils sont tellement amateurs qu'ils accueillent le public comme on accueille des amis à la maison. En ouvrant la porte, en prenant les manteaux, en les plaçant. Puis ils expliquent ce que sera le spectacle, décrivent le décors, nous disent d'où ça vient tout ça. C'est moins de la maladresse qu'un grand trac. Tout ce qu'ils racontent en plus de Première Neige déborde d'eux.

Si bien qu'à un moment, Première Neige et "leur histoire ", ne font qu 'un.

C’est donc l’histoire de deux couples, l’un dans un livre, l’autre derrière des micros, qui partagent les mêmes objets.

Nous plongerons à la croisée de culture classique et de la culture dîtes ‘’pop’’.

Disons qu’ils seront des Guillaume Galliène avec des plumes dans le derrière.

Ça peut pas faire de mal.

En racontant cette double histoire, nous renouons avec cette chose qui traverse nos spectacles : comment font les comédiens pour raconter des histoires ?

Tout ce que nous voyons est faux et nous rappelle sans cesse au théâtre en train de se faire. Mais si nous réussissons à vous donner l'illusion « d'y croire », « d'y être », alors nous serons heureux. Peut-être comme la fille de Première Neige, qui fait semblant d'être heureuse. Et puis qu'est ce que ça fait que ce soit vrai ou pas ? Du moment que le sentiment de bonheur est ressenti. On est pas des flic pour dire ça c'est la vérité vraie, non, là, tu t'illusionnes, c'est pas un vrai bonheur. Et alors ? Et même si le ressenti est une illusion, alors le monde des illusions est 100 fois préférable à la triste et médiocre recherche besogneuse de la « vérité ».


 

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