Il y a quelque chose de pourri

Deux hommes, un agité et bavard, l'autre taciturne et silencieux sont devant le public pour présenter leur spectacle: Hamlet de William Shakespeare. L'un dans un castelet de bric et de broc. L'autre assis sur une chaise à côté.

Celui dans le castelet va rejouer la tragédie du Prince Hamlet en attribuant les rôles à des objets. Mais sa maladresse, son emballement et ses multiples écarts rendent la représentation de plus en plus bancale. Secondé par celui d'à côté (bruitage, musique et autres effets), coûte que coûte, ils raconteront le terrible destin du Danemark.

Ce duo raccourcit en 60 minutes une pièce de quatre heures.

Une volonté de popularisation des grands classiques anime cette création originale qui n'hésite pas à puiser dans les références cinématographiques afin de toucher du doigt le drame et malaxer le rire du public.

Jeu, écriture et mise en scène : Pier Porcheron
Direction d’acteur : Maïa Commère
Régie, dessin, musique et rideaux : Rôle créé par Fabrice Tremblay
Dramaturgie d’objets : Francis Monty

Administration et production : Julie Reynard, JR Company

Puppetru International Magazin, Unima USA : "Pier Porcheron's Hamletic variation is a brethtaking display of comedic acting and object puppetry. (..) Porcheron acts out the story in and around a small puppet booth using a variety of object-based puppets. By the of his phrenetic performance, he is covered in flour and stage blood (and no doubt, perspiration). I'd say this was a brilliant solo show, he does have a partner (played by Thierry Champaloux), a silent schlub of a characterwho sts next to the booth holding a boom box on his lap, providing the show's music, occasionally turing on a light or pulling the curtain open. He is absolutely imperturbabla ans never cracks a smile, providing a stark contrast to the manic Hamlet, who seems all the funnier because of it."
Andrew Periale

Télérama : "Une version de Hamlet réduite à cinquante-sept minutes chrono, dans un castelet de fortune, avec un comédien et un musicien-bruiteur. Le premier, hyperactif et bavard, rêve d'être un grand acteur ; l'autre, plus taciturne et silencieux, est sagement assis sur une chaise. Les rideaux et les masques tombent. Ça pétarade. Le sang coule à flots. Les deux compères jouent tant bien que mal la tragique histoire du prince du Danemark avec la complicité d'une fourchette à barbecue, d'une bouilloire, d'une rose, d'une pelote de laine... et d'une craie. Cette version marionnettique de la compagnie Elvis Alatac devrait passer à la postérité avec ses multiples péripéties et ses rebuffades, ses astucieux clins d'œil au cinéma de Coppola (Le Parrain) et Friedkin (L'Exorciste) et le jeu survolté de Pier Porcheron. Il y a quelque chose de drôle, d'irrésistiblement drôle au royaume du sieur Hamlet !"
Thierry Voisin (T.V.)

La Dépêche du midi : "Les festivaliers ont plébiscité avec enthousiasme la pièce «Il y a quelque chose de pourri… variations hamlétiques» de la compagnie Elvis Alatac, programmée à quatre reprises ce week-end. L'auteur et interprète Pier Porcheron fait évoluer le prince Hamlet dans un castelet de bric et de broc. Le terrible destin du Danemark se noue inexorablement à partir d'une situation qui dégénère rapidement, les objets jouant les seconds rôles. Une pelote de laine, une perceuse, une bouilloire,… s'animent telles des marionnettes qui auraient perdu le fil, échappé à leur manipulateur. Du théâtre d'objets trash à souhait. On rit à gorge déployée sans que l'interprète tombe dans la parodie."

Blog del Titirimundi, Segovia : "Me río, me carcajeo. Rodorín por los suelos, A. L. agazapada… M al fondo enrisetada”. Y yo cierro los ojos. Por si las moscas. Por si al abrirlos estoy perdida en esta locura. Pier Porcheron en Algo huele a podrido. Escena 1. Acción. He ahí a un actor ciertamente torpe y con la cabeza en otro sitio –siempre en el techo de ojalata- cuya ambición es convertirse en un actor de tragedias de un gran teatro. Pero solo tiene a su disposición un teatrillo. Y tampoco cuenta con actores… Solo con un ayudante y un radiocassette. Y el ayudante silencioso y taciturno, con una misma cara. Ah, y con una tiza para dibujar decorados. Ser o no ser… He ahí la cuestión. Hacer o no hacer… Ahí radica la duda… Escena 2. Acción. Vamos a hacer Hamlet. Pero un Hamlet muy imaginativo. Libremente imaginativo. Volando la imaginación. Yendo hacia lugares… Poco comunes. Nada comunes. Un Hamlet… Particular. Particularmente… Original. Particularmente payaso. Particularmente eficaz… Particular. E inteligente. ¿Inteligente? Y curioso. Muy curioso. Desconcertante. Y… difícilmente etiquetable. Comienzo de Algo huele a podrido, de la cía Elvis Alatac. Y de repente, ¡ahí está Ofelia convertida en una bella rosa!, y ya sale Hamlet como un tenedor de barbacoa, o Gertrudis, la tetera roja. Y el cortador de pizza, Laertes. ¿Y Polonio? Una botella de… Zumo… O de vino. Vino malo. Y el punzante Claudio, y hasta el fantasma del rey de Dinamarca, transformado en un ovillo de lana y otros accesorios… Lo que hace ser fantasma…. Y ahí está lo más serio del mundo: el texto de Shakespeare. Pero también algunos guiños a Ubú Rey y a películas americanas como El Exorcista o El Padrino… Escena 3. Acción. Lo agitamos todo, junto a Pier Porcheron, el actor, comediante y clown hiperactivo y la compañía Elvis Alatac… Et voilà: Algo huele a podrido, espectáculo festivo-sangriento divertido, loco, pero muy loco, y payaso. Un montaje de teatro de cachivaches que pone el dedo en la llaga y la risa en el espectáculo. Una versión “hamlética” y atlética para espectadores entregados al teatro de objetos y títeres en distancias cortas. ¡Y 45 minutos para desentramar la terrible suerte del rey de Dinamarca!… Mucha suerte…"
Alexis Fernandez.

La Voix du Nord : "Une version revisitée et loufoque de « Hamlet » a été jouée pendant 45 minutes par Pierre Porcheron. Le public a été séduit par la performance des comédiens déjantés et surréalistes. Le théâtre d’objets, castelets et marionnettes a beaucoup fait rire les spectateurs et donné envie à certains de relire la pièce originale de Shakespeare."

Huffingtonpost Québec : "Avec la pièce Il ya quelque chose de pourri, la jeune compagnie de théâtre Elvis alAtac propose une « variation hamlétique » de la pièce de Shakesperare, racontée à travers le théâtre d'objets. Le spectacle de rue raconte les histoires d'un acteur qui a beaucoup d'ambition, mentionne le fondateur et comédien de la compagnie Elvis alAtac, Pierre Porcheron. « C'est un acteur qui voudrait être un acteur tragédien, un grand acteur, jouer sur un grand théâtre, mais il fait du petit théâtre. Donc, c'est le petit théâtre qui s'invite dans le grand théâtre des objets et lui, voudrait raconter Hamlet, être Hamlet, mais il n'a pas de troupe, alors il fait ça avec des objets », explique Pierre Porcheron. Le narrateur jouera donc avec des personnages dont les rôles sont tenus par une fourchette à barbecue, un couteau à pizza, une rose, ou encore un contenant de jus. La pièce qui comprend de vraies tirades de la pièce de Shakespeare, mais aussi beaucoup de clins d'oeil au cinéma au scénario et à la mise en scène très clownesques est présentée mercredi soir au parc de l'Esplanade."

Journal de la culture de montréal : "Il serait dommage de passer sous silence cette création toute shakespearienne, maladroite, festive et sanglante, invitée par le Théâtre de la Pire Espèce. Dans un castelet de fortune, un homme concocte une version de Hamlet, avec quelques bouts de ficelles, une fourchette, une bouilloire, une rose, et quelques autres accessoires, et ce, le plus sérieusement du monde. Malchanceux, l’homme se cogne partout, casse les objets, fait tomber les rideaux, au grand plaisir des spectateurs qui s’esclaffent et rient de sa gaucherie. Si le procédé rappelle énormément Ubu sur la table en plus clownesque, Porcheron nous offre tout un résumé de cette pièce mythique, où le sang coule à flot et les clins d’oeil au cinéma américain abondent, de l’Exorcisme au Parrain. Terriblement sympathique et amusant."
David Lefevbre

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